ATK : « Pour avancer, t’es obligé de regarder en arrière » – Check

ATK : « Pour avancer, t’es obligé de regarder en arrière »

20 décembre 2018

Etienne Antelme

C’est une rumeur qui résonne encore dans l’underground parisien: ATK. Posse massif composé d’une vingtaine de rimeurs écumant l’underground parisien du début des années 90, ATK évolue vers une composition plus resserrée, après que certains aient rejoint Time Bomb ou d’autres projets (pour donner une idée de la diversité du vivier de talents, on trouve dans ces ex-membres des artistes aussi divers que Pit Bacardi, Riski (alors nommé Metek), ou encore Matt Houston). Axis, Antilop SA, Cyanure, Fredy K, Freko Ding et Testos restent avec Dj Tacteel. Aiguisant leurs flows entre mixtapes et freestyles sur la radio Génération des grandes heures, ils s’affirment alors comme « Sept piliers, impossibles à plier », comme il rappaient sur l’éponyme « Heptagone ». Entre les 20 ans de l’album célébrés par deux concerts à guichets fermés, et la sortie de l’album « Comme on a dit », ils réalisent un retour plein de panache.

Heptagone vient donc de fêter ses vingt ans, et la clique de « Avoue que tu kiffes » est de retour., sur scène et dans les bacs. Pour tout amateur chevronné de rap français, le nom d’ATK évoque toute une époque (le fameux « âge d’or »), où la production était à a fois plus rare et en croissance exponentielle, et dans laquelle les MC’s ne pouvaient se faire une réputation sans sortir de leur chambre. Après quelques projets ayant connu moins d’écho que leurs débuts, les vingt ans de ce disque devenu classique offrent l’occasion d’un nouveau regard sur ATK. Une histoire d’amitié, voire de famille, qui semble résister à l’épreuve du temps, et à la perte tragique de Fredy K en 2007. C’est ce qu’on se dit à l’écoute de « Comme on a dit », qui propose plus d’un moment magique. Si Fréko Ding, Axis et Dj Tacteel manquent à l’appel lors de cet interview, le collectif montre un état d’esprit soudé, capable de parler d’une voix. On a parlé de leur place un peu à part, de l’évolution du rap français et de ce qui motive leur retour. Leur témoignage invite à poser un autre regard sur ce paysage en fusion qu’est devenu le rap francophone. Un peu comme si ATK n’avait jamais cessé d’apporter de l’air frais à ce rap, par la beauté de ses story-telling et la diversité des flows de ses membres.

(De gauche à droite: Testos, Antilop Sa, Axis, Cyanure)

20 ans  après « Heptagone », le premier extrait de votre nouvel album se nomme « Comme on a dit ». Vous vous étiez dit quoi exactement ?

Cyanure : « Lee « comme on a dit », il retrace une promesse tacite. On est ensemble depuis adolescents, on a voulu revenir plusieurs fois avec un album. Pour nous, on s’est toujours dit qu’avec ATK, on ferait quelque chose, mais il n’y avait pas une date particulière. On savait qu’avec ATK on allait faire un truc. Fredy K est décédé en 2007, on voulait faire un truc pour les dix ans, mais ça tombait trop proche après le décès de Freddy. Et pour les vingt ans, il fallait absolument qu’on fasse quelque chose. On s’est tous parlé toutes ces années, mais on était rarement tous ensemble. On s’est vraiment tous re-croisé ensemble au mois de mai cette année, après s’être beaucoup parlé au téléphone.

Dans mon souvenir de la sortie d’ Heptagone en 1998, il n’y avait pas vraiment de relais de la presse papier rap, assez développée à l’époque, ni même de Skyrock, qui venait à peine de se mettre à jouer du rap.

Cyanure : On n’avait pas de grands frères, on n’avait pas d’équipe pour nous entourer, et le succès, toutes proportions gardées, d’ATK, il est passé par le bouche-à-oreilles. Et je pense qu’on a été relayé aussi par les médias de province, genre les radios blacklist en local (un réseau de radios locales existant à l’époque). Mais on ne faisait pas partie de la cour des grands, entre guillemets. Mais par contre, les gens qui nous écoutaient, ils étaient presque triés sur le volet, quoi.

Le rap a beaucoup évolué depuis vingt ans. Est-ce que vous vous y retrouvez?

Testos : On a des palettes différentes, on écoute de tout, que ce soit du rap ou autre genre musical. Mais c’est vrai qu’on ne s’est pas reconnu dans tout, parce que ça a été vite. Ça a évolué, aujourd’hui c’est beaucoup de trap, beaucoup d’auto-tune. Moi j’aime bien, mais c’est pas des trucs que je pourrais faire tout le temps. Et aussi je n’ai pas les codes. Nous on est resté fidèles à nous-mêmes. C’est-à-dire l’écriture, le sens des mots, c’est le plus important pour nous. Ça va au-delà de la musique. L’autre fois mon pote Fik’s Niavo (membre du groupe Ul’team Atom, groupe où figure également leur manager, Grodash), il m’a sorti : « kicker, représenter, revendiquer ». C’est important, ça veut dire qu’il faut toujours essayer de passer quelque chose dans ce que tu dis, que ce soit bon ou négatif, mais essaie de te faire entendre. Nous on vient comme on est. On est obligé de regarder ce que les autres font, c’est bien, pour eux ça se passe bien, mais je ne me reconnais pas dans tout ce que j’entends, moi, par exemple. Mais ça va aussi avec nos âges, parce qu’on n’a plus vingt ans, ni vingt-cinq ans.

https://youtu.be/RtlO16jNXtU

Antilop Sa : Après on n’est pas enfermé dans un truc non plus, on peut kiffer du mainstream, tant qu’il y a de la cohérence musicale. On a chacun été initié différemment à la musique, notre oreille on l’a affûtée grâce à Axis, qui faisait les productions musicales. Et comme Test disait tout à l’heure, on n’est pas bloqué.

Et au niveau des conditions matérielles, c’était des moyens un peu limités, à l’époque?

 Cyanure : Le studio dans lequel on a enregistré, c’est le studio Belleville qui est un studio qui est plutôt pas mal. Après, il faut savoir que Axis c’est un autodidacte, et en fait lui faisait tout. C’est-à-dire qu’il faisait 80% des prods, les enregistrements, les mixs, il écrivait et il rappait, il faisait vraiment tout. Et à cette époque-là, il a vingt-et-un ans, et peut-être que ça se ressent à un moment donné.

Ce n’est pas forcément négatif. Quand t’écoutes le premier Wu-tang, il y a un son un peu sale qui est intéressant.

Cyanure : Ouais, les mix trop lisses, ce n’est pas forcément intéressant en fait.

Sur ce nouveau projet, j’ai l’impression qu’il y a une évolution musicale vers plus de mélodie aussi. Vous confirmez ?

Cyanure : Le truc sur le nouveau projet, c’est que sur Heptagone t’as Axis qui fait énormément de prods et Tacteel aussi. Sur le nouveau projet, t’en as trois de Loko (qui faisait partie d’ATK dans sa première forme), t’en as trois-quatre de Dolor (qui a notamment travaillé pour PNL et Vald) , t’en as une de Tacteel. Tu en as une de Drixxé (beatmaker qui a fait les beaux jours de Triptik) , t’as Ajax, Icon, Casaone, Alex Kick, Noname. Sur 18 morceaux, tu as beaucoup de producteurs. C’était aussi notre limite dans ATK, de n’avoir qu’un seul producteur, et d’avoir qu’une source, mais qui a été très utile. Et là pour pouvoir passer un step au-dessus, c’était bien d’avoir plusieurs producteurs. D’autant que maintenant on a des vies actives, et qu’Axis avait pas le temps de se mettre à taffer dix-huit prods.

Dans une interview, tu disais que ce qui t’énervait, c’était les « je veux être », que vous aviez chacun votre personnalité. Toi Cyanure, par exemple avec Freko, au sein de votre entité « Legadulabo », vous étiez assez différents, avec un côté plus caillera chez lui.

Cyanure: Après nous, on aime bien rapper ce qu’on est. Des caillera qui font du rap de caillera je trouve pas ça dérangeant. Des intellos qui font du rap d’intello, je ne trouve pas ça dérangeant. Mais des intellos qui font du rap de caillera ça m’emmerde.

T’as eu l’impression que ce phénomène, ça se développait à un moment dans le rap français?

Cyanure : Oui, il y a eu des périodes où il y avait beaucoup de rap caillera au début des années 2000. Etre caillera était un argument commercial. Aujourd’hui les gens arrivent avec du son et de l’image, et ils sont dans des personnages, il y a un vrai décalage, entre ce que sont les gens et ce qu’ils rappent. Ils se créent vraiment des personnages. Il y a de plus en plus de mecs avec des masques, avec des cagoules, des trucs.

C’est devenu un rap où il y a plus de personnages, mais c’est parfois assez clair que c’est de la fiction, comme c’était déjà le cas dans certains textes d’Oxmo Puccino, non ?

Cyanure : C’est vrai. En fait avant tu n’avais pas beaucoup d’écoles de rap. T’avais un peu l’egotrip, le rap plus conscient, le rap un peu militant. Tu n’avais pas énormément d’écoles. Aujourd’hui tu as des écoles de rap, tu peux te faire tout et n’importe quoi en fait aujourd’hui. Tu écoutes des styles de mecs, tu te demandes: « mais comment ça marche? ». Et tu les retiens juste parce qu’ils ont un style un peu différent des autres. Tu vois, entre SCH, Orelsan, tu as déjà un grand écart, et y a plein d’écoles de rap aujourd’hui.

Votre plaisir, il est resté intact, quand vous vous retrouvez ? C’est quoi pour vous le moteur principal ?

Testos : C’est l’amitié je pense, avant tout. On se connaît depuis plus de vingt ans, on se connaît bien, on s’apprécie beaucoup. C’est une relation fraternelle entre nous, et il y a aussi ce truc de, oui, on avait promis à Freddy, et forcément, quand t’as une famille et que tu ne vois pas les membres de ta famille depuis un moment, quand vous vous retrouvez vous avez envie de passer du temps ensemble. Et c’est ça qui s’est passé. C’était difficile d’y arriver, parce qu’il fallait les arguments pour que chacun aille dans le même sens.

Aujourd’hui ça va très vite, il y a une grosse productivité. Est-ce que le plus dur c’est de réussir à faire entendre sa musique dans la masse?

Testos : Par rapport à ça, on a quand même un peu de chance. Parce qu’en 98, on a réussi à faire notre truc, ça a marché, donc le groupe ATK a un peu perduré.

 Antilop Sa : Grâce à un public qu’on remercie d’ailleurs, parce que c’est des gens qui ont traversé les années, qui sont là malgré tout.

Testos : Nous on a repris les hostilités au mois d’août là lors de notre concert à Sète au Demi festival (organisé par Demi Portion), et on était choqué par l’amour, l’esprit des gens. Ça faisait vingt ans qu’on n’était pas monté tous ensemble sur scène, et ils sont tout de suite venus en nous rappant nos textes, on a réalisé que les gens nous aimaient beaucoup en fait.

J’ai trouvé que les vues youtube des premiers extraits sont montées assez vite, si on les rapporte aux relais médiatiques, qui ont été assez faibles.

Testos : Il n’y a pas eu de relais médiatiques, tout simplement. Les relais c’est les réseaux

On a parlé quand même de vous sur Mouv’ par exemple, et quelques autres médias, c’était pas le silence complet.

Cyanure : Disons que compte tenu de tout ce qui se dit sur une radio dans la journée, si on parle trente secondes de nous, c’est assez dilué. Après, la radio est un média important, on espère avoir un morceau qui tourne en rotation. Mais on est habitué.

Antilop Sa : Les médias ont jamais été des grands alliés dans la carrière d’ATK. Et l’histoire s’est toujours écrite comme ça. Là, à âge d’homme, on voit que c’est vraiment un public qui porte un groupe, et qui porte des artistes. Et c’est vrai qu’aujourd’hui, le fait de savoir qu’on une base qui est là pour nous et qui nous soutient, voilà, on a comme des supporteurs, et ça, ça nous transcende. L’histoire elle s’est écrite comme ça, mais peut-être que les choses vont changer, dans les mois à venir. Mais pour l’instant, « Comme on a dit », il est porté par le public fédéré toutes ces années.

Les deux concerts au New Morning, vous les avez remplis rapidement?

Cyanure : Oui, en quatre jours le premier, et une semaine le deuxième. Ça a été rapide, avec trois posts sur facebook, et le public s’est réactivé.

Sur ce nouvel album, il y a un morceau qui s’appelle « Muses évaporées », qui traite du thème de l’inspiration et de son évolution. Qu’est-ce qui vous a donné envie de l’écrire?

Cyanure : En fait quand t’es jeune, par exemple tu te dis que ce qui va t’inspirer c’est de parler d’alcool, ou même d’une personne en particulier. Mais voilà, quand t’as quarante ans, la personne dont tu as été amoureux à vingt ans, aujourd’hui tu la regardes, elle t’inspire plus rien. Les muses qui ont pu t’inspirer par le passé, elles ont été remplacées. Et ça parle aussi du fait qu’on revient vingt ans après avec un album, on a parfois fait des trucs, mais il y a un creux dans la discographie d’ATK, parce qu’à un moment donné, on n’avait peut-être pas des choses à raconter avec ATK.

Testos : Quand t’es artiste, tu n’es pas inspiré toute ta vie, des fois tu te coupes une oreille, parce que t’as plus d’inspi, par exemple Antilop, Cyan’ et Axis sont forts pour ça, poser des thèmes différents un peu. On trouve des thèmes qui nous parlent, et on essaye de les traiter un peu différemment. Parce qu’on vit tous la même chose, c’est juste la manière d’en parler. On peut voir la même chose tous les deux, mais toi tu vas la voir différemment, selon l’angle.

L’an dernier, il y a Dj G High Djo qui a réalisé un mix retraçant votre parcours. Je crois qu’il y a quelques générations qui vous séparent. En ce qui concerne la transmission d’un héritage dans le rap français, vous avez l’impression qu’elle s’opère auprès des plus jeunes?

Cyanure : C’est marrant, parce que je me souviens d’un mec qui était venu voir un concert, et il me dit: « ah, je suis content de vous voir« . Il me demande une photo, et il me dit « c’est mon père qui va être jaloux, parce que c’est lui qui m’a emmené quand j’avais cinq ans, vous voir en concert au Batofar ». Il devait avoir huit ans à l’époque, et là il avait dix-huit ans. Lui il venait de Liège, et son père je ne sais pas quel âge il a, mais il est plus vieux que nous en tout cas. Et ce genre de transmission fait énormément plaisir, parce qu’honnêtement, vingt ans après, si tu m’avais dit que quelqu’un se serait encore souvenu d’ATK, je ne l’aurais pas cru. Et dans nos concerts on est étonné parfois de voir au premier rang, on est étonné de ces générations qui ont 18-20 ans et qui viennent. Ils ne sont pas majoritaires, mais ils sont là. Il y a des jeunes avec qui tu parles, qui te disent des fois « non mais vous avez tout vécu, c’est génial l’époque que vous avez vécue« . Comme nous notre génération on se dit: « oh la la, c’est vrai que dans les années 70-60, ils étaient dans la rue, tous « peace and love », « oh mais ça devait être un truc de dingue« .

Qu’est-ce qui le plus changé dans le rap français depuis vingt ans?

Cyanure : L’impact d’internet en fait. Moi avant de passer en studio la première fois, je rappais déjà depuis quatre-cinq ans, et j’avais déjà fait des concerts. Et « Comme on a dit » est le premier clip d’ATK, en fait. Ça ne se passe pas comme ça aujourd’hui. Aujourd’hui un gamin il est dans sa chambre, il fait son freestyle, il va avoir des millions de vues, il sort un album par an. Le circuit est dans l’autre sens en fait. Je crois que c’était PNL par exemple, ils remplissent limite un zénith, mais c’est plus ou moins leur premier concert, les mecs n’ont pas d’expérience de scène.

ça peut être casse-gueule pour les artistes?

 Cyanure : Oh non, parce que leur public il connaît tous leurs morceaux. Alors que nous on a bouffé des concerts, avant de sortir un projet.

Qu’est-ce qui est prévu pour la suite?

Cyanure : On est reconnecté, donc la suite ce sera des concerts, et très vite un retour en studio.

Le fait de se projeter sur la suite, c’est lié aux retours positifs que vous avez eus?

Antilop Sa : Non, c’est quand on a fait la synthèse de tout, la fierté, la joie que ça nous a procuré. En studio, avant même d’avoir posté quoi que ce soit, c’est vraiment une énergie commune. Et le concert à Sète, ça a renforcé cet avis.

Il y a quand même des attentes de résultats économiques?

 Antilop Sa : Pour reprendre une expression de Cyanure, on va pas se projeter sur des millions qui n’existent pas. Après, il y a une façon d’optimiser. Avant, il y avait l’impulsion naïve de l’adolescence, maintenant on est adulte, et on a une manière de voir les choses plus pro. On a plus de recul, on sait qu’on ne balance pas un morceau comme ça, qu’il y a la sacem, ceci cela, on prend tout en compte. Mais au-delà de ces calculs métriques, c’est surtout l’envie d’être ensemble et de faire de la bonne musique ensemble.

Cyanure : Après, il y a pas de réussite financière ou pas de l’album. On aimerait bien que ça marche, mais ce n’est pas ce qui conditionnera un autre album. Et c’est justement ce qui nous coupe la part des médias. C’est-à-dire que les médias parlent essentiellement des réussites. Ils vont te parler des trucs qui font beaucoup de vues, des réussites financières. Parce que tu le vois de l’extérieur, le nombre de vues sur youtube, le nombre de followers sur insta. Pour des médias, pour des sponsor, pour des partenariats, avant même d’écouter la musique, ils vont regarder combien tu as de clics, de followers. La musique est secondaire pour énormément de gens, quand l’argent rentre en jeu.

Antilop Sa : Et j’espère qu’à l’avenir il y aura un changement, une autre manière d’aborder la chose. Parce qu’à un moment les vues ne peuvent pas être systématiquement assimilées à quelque chose de qualitatif. Il y a des artistes qui font des choses plus qu’intéressantes, et ne bénéficient pas de visibilité. Pour nous qui sommes des artisans, c’est une nouvelle manière de faire. On n’est pas vieux jeu. Et ça les américains ça ils arrivent bien à le faire, à valoriser un patrimoine, et créer une transversalité. T’as toujours l’expérience d’un Dr. Dre ou d’un tel derrière je sais pas qui, et comme ça il y a un liant. Et ici en France, il manque du liant, que ce soit dans les maisons de disques avec les D.A., tu ne vas pas trouver Kool Shen ou Mc Solaar en directeur artistique. Alors que pour nous artistes, ce serait une suite logique. Avoir une analyse par des pairs. Et ça crée beaucoup de bugs tout ça.

Il y a quelques exemples en la matière, comme Vicelow qui fait du coaching scénique je crois.

Antilop Sa : Saïan c’était des bêtes de scène, ils ont une expérience dont d’autres groupes peuvent bénéficier. Et ça c’est de la transversalité, c’est un échange. Y a pas d’histoires de nouvelle école, c’est mettre en avant un patrimoine, parce que pour avancer, t’es obligé de regarder en arrière.